Modèle de rogoff

Néanmoins, le point général selon lequel la dynamique des comptes courants peut avoir de grands impacts à moyen terme sur les taux de change réels reste un élément important empiriquement. Il n`est peut-être pas moins important que le lien entre les expansions monétaires et les taux de change réels mis en évidence par le modèle Dornbusch. J`esquisse l`idée ci-dessous, bien que j`avoue que ma discussion brille sur un certain nombre de détails importants et des hypothèses que l`on peut trouver dans Frankel et Razin (1987) ou dans le chapitre 4 d`Obstfeld et Rogoff (1996). Nous avons déjà les deux premières équations du modèle, les équations (1) et (2) ci-dessus, la parité d`intérêt découvert et les équations de la demande monétaire. La seule nuance est que puisque le modèle de Dornbusch fait abstraction de l`incertitude (à l`exception d`un premier choc unique), on peut remplacer la valeur attendue du taux de variation du taux de change, et (et + 1-et), avec sa valeur réelle, et + 1-et, dans l`équation (1). Nous sommes venus à louer le modèle de dépassement, de ne pas l`enterrer, mais il est temps pour quelques faits durs sur les données. Maintenant, s`il y a un résultat consensuel dans la littérature empirique, il faut que rien, mais rien, ne puisse expliquer systématiquement les taux de change entre les principales monnaies avec des taux de change flexibles. Ce point a d`abord été énoncé sous une forme aussi radicale par Meese et Rogoff (1983), et il est encore très présent aujourd`hui. 9 le problème de base avec le modèle de Dornbusch est que, alors qu`il semble capturer de grands points tournant dans la politique monétaire (p. ex., le Volcker déflation du début des années 1980 aux États-Unis et la déflation de Thatcher de la fin des années 1970 en Grande-Bretagne), le modèle ne semble pas capturer toutes les autres grandes fluctuations de taux de change qui ont lieu régulièrement. Nous pouvons aller plus loin avec les équations, mais je pense que c`est assez d`algèbre pour illustrer les points majeurs.

Je ne ferais aucune tentative de critiquer théoriquement le modèle; Il est clairement daté à bien des égards. Mais ce qui est intéressant, c`est la façon dont certaines de ses idées fondamentales sont suffisamment simples et puissantes pour pouvoir être conservées dans des cadres plus riches et plus motivés d`aujourd`hui. Qu`est-ce qu`on a accompli en remplissant tous ces détails algébriques? Y a-t-il quelque chose qui n`était pas déjà évident en examinant les équations (1) et (2)? Premièrement, parce que nous pouvons réellement résoudre le modèle formellement, il est possible non seulement de parler de dépassement d`un point de vue qualitatif, mais d`un point de vue quantitatif. On peut montrer quelles sont les caractéristiques du modèle (par exemple, un ajustement très lent des prix) donnent lieu à un niveau élevé de dépassement de la valeur, et donc un niveau élevé de volatilité des taux de change. Deuxièmement, on peut maintenant facilement analyser un menu beaucoup plus riche de perturbations, comme les chocs monétaires anticipés, mais encore une fois je vais laisser le lecteur de regarder d`autres références pour plus de détails.